Au guet ! – Terry Pratchett

Depuis le temps que j’entends parler des annales du disque-monde, il fallait que je m’y essaye. J’avais récupéré ce tome il y a quelque temps, j’ai donc décidé de m’y mettre.

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Résumé

Une société secrète d’encagoulés complote pour renverser le seigneur Vétérini, Patricien d’Ankh-Morpok, et lui substituer un roi. C’est sans compter avec le guet municipal et son équipe de fins limiers. Enfin une affaire à la mesure du capitaine Vimaire, alcoolique frénétique, et de ses non moins brillants adjoints. Et lorsque l’on retrouve au petit jour dans les rues les corps de citoyens transformés en biscuits calcinés, l’enquête s’oriente résolument vers un dragon de vingt-cinq mètres qui crache le feu ; on aurait quelques questions à lui poser. Peut-être la collaboration du bibliothécaire de l’Université ne serait-elle pas inutile. Certes, à force de manipuler les grimoires de la plus vaste collection de livres magiques du Disque-monde, il a depuis quelque temps été métamorphosé en singe, mais qui a vraiment remarqué la différence ?

(repris de Livraddict)

Mon avis

Terry Pratchett c’est un peu l’auteur à avoir lu au moins une fois dans sa vie. Et pourtant, malgré une tentation grandissante, je n’avais jamais pris le temps de m’y mettre. Me voici donc enfin avec « Au guet », le huitième volume des annales du disque-monde.

Dans ce roman, on suit le guet d’Ankh-Morpok, composé de Vimaire, le capitaine alcoolique, le sergent Colon, le caporal Chicque et le nouveau soldat Carotte, humain de 1m90 élevé par des nains. Ceux-ci se retrouvent face a une enquête impossible à résoudre ; un dragon a débarqué dans la ville en cramant quelques personnes au passage alors qu’ils ne sont pas censés exister. Au même moment, un crime encore plus grave a été commis, un livre volé à la bibliothèque et le bibliothécaire a bien l’intention de mettre ça au clair.

Me voici donc immergée d’un coup dans cet univers farfelu. Je suis rentrée assez vite dedans et j’ai pas mal rigolé. De plus, j’ai adoré les citations par rapport aux bibliothèques.

La vérité, c’est que même les grosses collections de livres courants déforment l’espace, comme peut en attester tout amateur ayant déjà fouiné chez un très vieux bouquiniste à l’ancienne, à l’intérieur d’une de ces boutiques qu’on dirait conçues par monsieur Escher dans un de ses mauvais jours.

Ceci dit, je comprendrais que tout le monde ne rentre pas dans le délire. On sent qu’il faut être dedans ou non et qu’on ne peut pas apprécier le livre pour ce qu’il est si on ne rigole pas des nombreux moments cocasse. De mon côté, c’est assez bien passé car je me surprenais à rire régulièrement.

La plus grosse difficulté a été pour moi la même qu’avec beaucoup de SF : l’écriture minuscule et le manque de séparation en paragraphes et chapitre. Donc je préviens d’autres dyslexiques anonymes que la lecture peut sembler assez lente et pénible mais ça en vaut la peine.

J’ai particulièrement aimé les personnages et le détail que Pratchett apporte à ceux-ci. La relation entre Vimaire et Mme Ramkin surtout. J’apprécie de voir autant de soin apporté à leur création alors que je ne sais pas actuellement si ils réapparaissent dans d’autres tomes. Quoiqu’il en soit, ils sont détaillés et ont des réactions qu’on imagine assez bien (quoique parfois un peu étonnantes).

En bref, c’est une lecture que j’ai apprécié, dont l’humour me parle. Mais qui pour quelqu’un de dyslexique est très fatigante, je pense donc lire les autres tomes mais en les espaçant assez bien. Je le conseille pour découvrir cet auteur par ailleurs.

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